Apocalypto

Publié le par Les lycéens



   Note: 6/10

L'histoire :Nous sommes aux environs du XVII-ème siècle, en Amérique latine. C'est l'aventure d'un maya vivant au sein d'un petit village de chasseurs au beau milieu de la jungle. Une nuit, le village se fait raser par d'autres individus d'une grande cité maya. Le protagoniste se fait enlever à l'issu d'un combat sanglant, abandonnant sa femme et son fils, eux mêmes en péril. En fait, on apprend bien vite qu'il a été capturé pour les besoins d'un sacrifice divin en haut d'un temple maya. De toutes ses forces et par tous les moyens, et avec une bonne dose de chance aussi, il va alors essayer de déjouer ce sort qui lui est infligé…

La critique:  Nous sommes ici en présence d'un film typique de ce que peut produire  le cinéma américain. Le culte du héros est poussé au paroxysme : il réussira même à courir une journée entière,  les jambes à son cou, après s'être fait littéralement transpercer par une lance dans son abdomen ! La symbolique est grotesque , à l'instar de ces phrases que le héros répètera à plusieurs reprises dans le film pour les mettre en valeur, alors qu'elles sont pauvres en sens...
Assurément, il ne faut pas  aller voir ce film en espérant trouver des plans subtils ou de quelconques messages  implicites ... Encore que. Dans une interview au Monde 2, Mel Gibson, le producteur-réalisateur, avoua que la scène du sacrifice  des chasseurs par la caste supérieure maya n'était pas sans rapport avec l'envoi des GIs  en Irak par le président Bush ...
L'intérêt du film, est ailleurs : il réside ainsi dans le réalisme du film. Pas dans le sens de réalisme historique, ce point a fait assez longuement débat récemment, et c'est vrai que pour ce qui est de montrer une civilisation, on a vu plus flatteur. Mais c'est plutôt par le fait que tout est réalisé afin que l'identification au héros soit la plus forte possible. La course-poursuite entre celui-ci et une dizaine de guerriers dure une heure ! Ca va vite, ça saigne (beaucoup) , on retiens son souffle : une véritable ode à la violence, diront même certains. La langue, en Yamatec, un dialecte mexicain dérivé de la langue maya, apporte une touche très appréciable de réalisme. Petite anecdote : Gibson voulait à l'origine ne mettre aucun sous-titre ! Les dialogues sont rares, mais tout de même...
En conclusion : allez voir ce film si vous cherchez le dépaysement, et de préférence lorsqu'il est accompagné de quelques litres d'hémoglobine !

Voir la bande-annonce


R. GEOFFROY

Publié dans Critiques Cinéma

Commenter cet article

jerome pinard 25/01/2007 10:20

on lira plutôt avec intérêt le dossier de sciences et avenir sur les mayas (février 2007)!